La Galice

Il faut se perdre dans les ruelles de la Corogne pour apprécier cette ville aux abords repoussants. Port de commerce actif, grues, immeubles hyperbétonnés. Pourtant, la Corogne mérite qu’on s’y attarde, qu’on y flâne, qu’on assiste à un concert place Maria Rita, qu’on s’y attable autour de tapas. L’ambiance y est festive, la vie culturelle et nocturne soutenue. Quant au port de plaisance, Marina Nautico, situé en plein cœur de la vieille ville, il nous a permis d’admirer au quotidien les « galerias », balcons vitrées du XIXème qui ont tant impressionné Camille à notre arrivée (« En Espagne, les immeubles ont vraiment beaucoup de vitres… ») et d’assister au feu d’artifice du 15 août en direct du carré !

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Ces quelques jours nous permettent de nous mettre à l’heure espagnole, décompresser après la traversée et vérifier le bateau après l’épisode de la fuite d’eau. Nous trouvons peu à peu notre rythme et la vie à bord s’organise.

Le bateau remis en état, nous décidons de louer une voiture pour découvrir la Galice par la terre.
Première halte à Saint Jacques de Compostelle, capitale spirituelle de la Galice. Un lieu de pèlerinage chargé d’émotions où se retrouvent chaque année quelques 200 000 « Jacquets ».

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Puis, escale à la Cité de la Culture de Galice, inaugurée en 2011, qui nous a laissé un amère goût de mégalo musée fantôme. Designée par Peter Eisenman, l’édifice a la forme symbolique d’une gigantesque vague coupée en deux, censée évoquer la coquille – symbole de Saint Jacques de Compostelle. Le souci, c’est que la coquille est bien vide ! On ne peut s’empêcher de penser que la ville a compté rivaliser avec Bilbao sur ce projet pharaonique. Nous reprenons la route vers les Rias Atlas. Paysages grandioses et déchiquetés par la mer : collines boisées de pins et d’eucalyptus, falaises tombant à pic, chevaux (et vaches !) en liberté, plages sauvages. Un doux mélange du Cap Fréhel et de la Corse, les touristes en moins.
Le lendemain, nous enchainons sur la Costa de Morte, mythique, chargée de légendes en raison de sa dangerosité pour la navigation. On raconte qu’autrefois, les villageois agitaient des feux pour tromper les navires, les poussant au naufrage pour récupérer leurs chargements. Les paysages de la Costa de Morte se métamorphosent en un clin d’œil quand la brume se lève. Il pleut deux fois plus dans cette région que dans tout le reste de l’Espagne. La végétation y est luxuriante, elle dévoile un nuancier de verts époustouflant.
Coup de cœur pour la portion entre Camarinas et Camelle qui couvre le Cap Vilan et Area Trece : longues plages entrecoupées de pics rocheux. Nous y étions par temps calme, la mer était plate et pourtant les déferlantes sur les plages atteignaient 2,50m. On imagine ce que cela peut donner quand le vent se lève.

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Nous continuons notre exploration de la Galice cette fois-ci sur Seaview en rejoignant le Cap Finistère puis la baie de Vigo (îles Cies). Nature oblige, pas de connexion internet pendant quelques jours, j’ai personnellement l’impression d’être en cure de désintox ; )

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